Concept

Concept & médias

Evolutions du concept,
du temps de la surface…

 

Le terme Rock Art qualifie les manifestations artistiques sur support rocheux. Avec Rock-Art2noise, nous interpellons à nouveau ce geste pictural préhistorique. Convoquer le Rock Art ne signifie pas reproduire sa théâtralité rupestre, même si l’évoquer nous questionne à nouveau face aux surfaces, face à notre mémoire profonde, face à notre époque.

Rock-Art2noise / May 27 2011

Rock Art indicates artistic demonstrations on rocky support. With Rock-Art2noise, we once again call on this prehistoric pictorial gesture. Convening the Rock Art does not mean to reproduce its rupestral theatricality, even evoked the Rock Art questions us again facing the surfaces, facing our deepest memory, facing our epoch.

 

Rock-art TO noise propose de révéler le phénomène sonore du rock art, de prolonger les traits, les signes, les dynamiques, le geste pictural de l’artiste peintre, d’organiser les taches sonores vers un espace musical en contrepoint de la surface picturale.

Rock-Art2noise/ Extract May 19 2011

Rock-art to noise suggests revealing the sound phenomenon of the rock art, to extend the lines, the signs, the dynamics, the pictorial strokes of the painter, to organize the sound towards a musical space as a counterpoint of the pictorial surface.

 

Enregistrées en mai 2011, lors de séquences de recherche, les vidéos ci-dessus illustrent la première partie de Rock-art2noise. Ce temps d’expression pictural et musical prend sa source sonore par captation des gestes articulés de Sitan sur les surfaces peintes. Les dynamiques sont donc heurtées, évoluant en une série de fluctuations discontinues, incisives, frottées, raclées, répétitives combinant tour à tour les chutes aux mouvements ascensionnels, les gestes affirmés et ceux en retrait (liste non exhaustive). Dans ce temps, je traduis le signal source soliste en de multiples voix, en élargissant le plus possible l’ambitus. Nous évoluons ainsi d’une sorte de monodie vers un dialogue polyphonique se jouant des contrastes, des réponses, en contrepoint du soliste, un espace musical naissant du geste pictural.

 

…à l’espace temps de la noise

 

Ce diaporama fut réalisé à partir des photographies de Sitan Adèle K capturées à Weimar en août 2011. La partie audio de « Monolithe » signe le final de notre concert de Rock-Art2noise au Nietzsche Gedächnishalle dans le cadre de la Pure data Convention Weimar 2011.

 

This slideshow was created from photographs of Sitan Adèle K captured in Weimar in August 2011. The audio portion presents the final of Rock-Art2noise in concert at the Gedächnishalle Nietzsche as part of the Pure Data Convention 2011 in Weimar

 

Monolith, l’opus audio ci-dessous, signe le final de notre concert à Weimar en aout 2011 au Nietzsche Gedächnishalle.

Here is the Music Player. You need to installl flash player to show this cool thing!

This Monolith audio presents the final of Rock-Art2noise in concert at the Nietzsche Gedächnishalle.

 

Cette séquence illustre le second temps de Rock-Art2noise, j’aime à le suggérer : « Le temps du reflet ». Ce soliloque musical ne génère pas une synthèse de la phase précédente, mais une sorte de rémanence. Dans mon système de traitement audio-numérique, j’ai inséré la possibilité de réaliser une boucle cumulative de 20 secondes depuis le début du concert. Lorsque Sitan n’agit plus, j’augmente l’amplitude du système de diffusion (en 5 points pour ce concert) et j’utilise cette « mémoire » sonore du temps du peintre projetée dans l’espace. La vitre capture ce « continuum » que j’altère et articule avec mes différents traitements numériques en temps réel.

Le public partage à cet instant le silence d’une « toile » peinte et se retrouve immergé dans la persistance sonore du geste pictural dont il fut témoin.

A cet endroit du concert, j’ai tendance à étirer les mouvements, à conforter une dynamique temporelle tendue, répétitive dans ses détails dans un flux sonore dense et intense en énergie. Une sorte de monolithe, mais que pouvions nous réaliser d’autre dans le mémorial de Nietzsche à Weimar, si ce n’est relever le tragique du souvenir.

Post scriptum: il est souhaitable d’écouter Monolith à maxima avec un système de diffusion généreux en basse, exit le laptop.

 

 coming soon…